Votre entreprise compte plus de 250 salariés ou cumule les deux conditions suivantes : réaliser un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 M€ et présenter un total de bilan total supérieur à 43 M€ ? Selon la directive européenne 2012/27/UE vous devez gérer et rationaliser les usages énergétiques et mener, tous les quatre ans, un audit énergétique.
L’audit énergétique consiste à faire une photographie à l’instant T des consommations et des usages énergétiques de l’entreprise. Il identifie les économies potentielles et préconise un plan d’actions hiérarchisé tenant compte des contraintes spécifiques du site, des gains énergétiques et économiques ainsi que du temps de retour sur investissement.

Premier étape du système de management énergies - réalisation d’un état des lieux.
Cette étape a deux volets complémentaires:
L’état des lieux technique permet notamment à l’entreprise de réaliser sa «revue énergétique conformément au chapitre 4.4.3 de la norme ISO 50001», c’est-à-dire :
L’état des lieux organisationnel permet à l’entreprise d’évaluer les facteurs contribuant à la gestion efficace et pérenne de l’énergie, notamment :
L’objectif est d’identifier des points forts et des points faibles pour établir les plans d’actions permettant de progresser.
A l’issue de réalisation d’un état des lieux, les entreprises disposent d’un rapport complet leur permettant de visualiser rapidement leurs axes forts et leurs axes d’améliorations en vue de l’obtention de la certification. Par la suite, cette évaluation va les accompagner et va vivre pendant toute la démarche de Management de l’énergie afin de voir évoluer les différents indicateurs de l’entreprise en fonction des actions mises en œuvre.
88 % des actions d’économies d’énergie, préconisées et retenues, se focalisent sur le matériel (équipements, bâti, fournitures) :
12 % des actions, préconisées et retenues, concernent le système de management au sens large :
Nous étions loin d’imaginer toutes les possibilités d’actions que nous avons découvertes dans cet état des lieux et que nous n’aurions pas identifiées sans la méthodologie apportée par la démarche d'audit.
Avec beaucoup de pragmatisme, nous avons aussi décelé plusieurs actions simples et peu coûteuses qui pouvaient donner des résultats rapides. Grâce à de petits investissements et quelques changements simples dans la conduite des installations, nous avons réalisé un gain de 5 %. Ce fut une bonne surprise, ce qui est très motivant pour la suite du projet.
Même si on suivait déjà régulièrement un certain nombre d’indicateurs, notamment en matière de consommation d’énergie, on avait du mal à estimer et chiffrer les économies possibles.
On avait déjà des données, mais cette action nous a permis de les rassembler et d’avoir une vision très claire de ce que l’on consommait et de nos pistes d’amélioration.
L'état des lieux nous a permis de constater que plusieurs actions étaient finalement le fruit du bon sens, avec des effets immédiats et sans nécessité d’investissements.
L’énergie est essentielle à la majorité des procédés de fabrication et des utilités industrielles. Une proportion parfois importante de la chaleur que produit cette énergie est inévitablement rejetée : air chaud, eaux de refroidissement, condensats de fumée, buées ou vapeur de procédés. On parle alors de « chaleur fatale ». Cette chaleur est dans la plupart des cas récupérable. Elle peut devenir une source d’économies d’énergie non négligeable.
La chaleur fatale peut être :
Étape 1 : Planification de l’audit.
Étape 2 : Collecte des données.
Étape 3 : Réalisation des mesures.
Étape 4 : Traitement des données – Bilans d’énergie – Rendements.
Étape 5 : Identification des améliorations possible dans la gestion énergétique.
Étape 6 : Identification des améliorations relatives à la maintenance.
Étape 7 : Identification des améliorations demandant peu d’investissement .
Étape 8 : Identification des améliorations demandant de gros investissements.
Étape 9 : Préparation du rapport.